Après un peu de retard, je viens vous raconter on voyage de la fin de semaine. Samedi matin, nous sommes partis chercher notre nouvelle voiture. Cette fois-ci, elle était moins hot que notre petite Fiat 500, une simple Toyota, plus petite que l'Aveo. Ce n'est pas grave, elle va quand même nous conduire vers un nouveau coin de pays: la Camargue.
Arrêt obligatoire. La ville d'Arles. Une ville surtout réputée pour ses vestiges romains. Au premier abord, notre journée de samedi fut agréable, mais moins dépaysant que nos 2 premières excursions, car il y avait plusieurs points communs. Arles possède des caractéristiques communes avec la ville de Nîmes. Elles possèdent chacune un amphithéatre romain. De plus, au passage les vieilles villes peuvent ressembler. Cependant, Arles hébergea de nombreuses années le peintre Vincent Van Gogh et il créa plusieurs oeuvres avec en trame de fond les paysages urbains de la ville. Aujourd'hui, nous pouvons retrouver quelques un des décors qui ont servis d'inspiration à ce grand peintre. Par exemple, les jardins de l'Hôtel-Dieu où séjourna Van Gogh ont été restauré.

Habituellement, on essaie d'éviter les attrapes-touristes, mais cette fois-ci, la tentation fut trop grande d'arrêter prendre un verre sur la terrasse d'Un café la nuit.
La ville est très belle, mais idéalement, je vais essayer d'y retourner seule parce que nous n'avons pas trop visité la ville en raison de la température complètement accablante. À 14h, les thermomètres à l'ombre indiquaient 38 degrés. Donc, nous n'étions pas très vaillant et nous déambulions très lentement dans les rues et évitions les détours pour aller admirer des merveilles architecturales.
Vers 18h, nous avons quitté la ville pour aller rejoindre notre hôtel, car il avait une piscine. Je me suis dépêchée d'enfiller mon maillot et de sauter à l'eau. Cependant, nous avons été légèrement déçu de notre chambre. Elle ressemblait davantage à un cabanon où on se change sur le bord des piscines. Puisque nous passions très peu de temps là, elle faisait l'affaire. Après la douche, nous sommes retournés à Arles, car nous étions attendus pour dîner. En effet, une collègue du labo à Simon demeure là-bas et nous a invité. Ce fut une charmante soirée. Nous avons très bien mangé et nous avons découvert de nouveaux goûts: des olives, des tomates jaunes et noires, de la brandade de morue, du pâté de sanglier, du rocquefort... Bref, on a passé la soirée à manger !!!!
Dimanche matin, nous étions attendus aux Cabanes de Cacharel pour faire une balade de 3 heures à cheval camarguais. Depuis le temps que je cassais les oreilles à Simon, je ne pouvais pas passer à côté. Je crois qu'il a vraiment apprécié me voir sourire à m'en décrocher la mâchoire durant les 3 heures. J'ai adoré faire du cheval là-bas. Les chevaux n'étaient pas dégueu et ça ne sentaient pas la ferme. C'était une belle façon de découvrir les roselières, les marais, les sansouires, les manades et l'étang du Vaccarès.

Après avoir dit chaudement dit "au revoir" à nos nouveaux compagnons. Nous sommes repartis en voiture approfondir notre exploration en ces terres camarguaises. Premier arrêt, les sansouires: ce sont des marais assèchés où remonte le sel à la surface durant l'été. Ce qui donne lieu à de véritable mer de fleur de sel. Nous avons continué notre chemin pour voir la plus grosse ville de la Camargue sur le bord de la mer, les Saintes-Maries-de-la-Mer, mais ce fut qu'une perte de temps. Cette ville est sans intérêt, à moins que tu recherches des parasols multicolores et des gugusse en forme de taureaux. Sérieusement, tout est fait en fonction du tourisme de masse et il ne reste rien de la culture camarguaise.
En quittant, Saintes-Maries, nous avons emprunté une route de terre et nous avons contourné l'étang, ce qui nous a permis d'en avoir plein la vue: flamants roses, taureaux, chevaux camarguais.

En fin d'après-midi, nous sommes arrivés dans la petite ville de sauniers, Salin-de-Giraud. Notre but était d'acheter au meilleur prix la célèbre fleur de sel de Camargue. Cependant, Salin-de-Giraud nous a réservé une surprise inespérée. Nous avons pu assisté à un spectacle que peu de touristes ont la chance de voir. En ce beau dimanche après-midi, la population locale avait organisé des jeux taurins. Donc, nous avons la chance d'assister à un "abrivado". Ce jeu consiste pour les gardians de mener au galop leur troupeau de taureau d'un point à un autre dans la ville, habituellement la rue principale. Fièrement, à cheval, dans leur chemise coloré, ils encadrent les bêtes dans un cortège en forme de "V". L'objectif du jeu est de ne pas perdre les animaux sur la route. Les enfants et les ados courent derrière pour tenter de détourner les taureaux du droit chemin. C'est effectivement plus spectaculaire lorsqu'un taureau réussi à défier les gardians !

Après ce spectacle, haut en couleur, nous avons repris notre route en direction d'un observatoire qui donne sur les marais salants. Ils sont aménagés pour permettre la concentration du chlorure de sodium dans les eaux afin que les sauniers récoltent le sel pour le commercialiser. Par la suite, nous nous sommes dirigés au bout de la route afin de voir la plage de Piémanson, qu'on croyait sauvage....on était loin de s'imaginer que la plage était transformé en gigantesque villages bohèmes où s'étendent de vieilles caravanes et des cabanes de roseaux. C'était complètement incroyable....je crois que j'étais aussi surprise et intriguée que Léonardo Di Caprio dans le film "La Plage". Cependant, on comprend facilement ce qui attirent ces gitans. La plage est exceptionnellement belle.

Nous avons terminé notre voyage par un dîner dans un petit resto familial, Chez Éric et Mireille. Nous nous sommes régalés de poissons frais, pêchés dans la journée, cuits sur un feu de bois, accompagnés d'une sauce aioli et de tellines du golfe de Beauduc (des petites moules des sables). Tout était succulent.
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Arles et la Camargue |